Lozère, terre d’élevage

L’élevage est la première source de revenu de l’agriculture lozérienne.
Dans un département  de montagne où les animaux sont nourris à l’herbe, ce secteur joue la carte de la qualité et repose sur une diversité de productions.

Que ce soit sur l’Aubrac ou la Margeride, dans les vallées avec les bovins viande, sur les Causses avec les troupeaux de brebis ou en Cévennes avec les caprins, cette activité revêt différents aspects selon les territoires. Avec une filière porcine et équine, des volailles dont une partie de poulets bio ou des canards gras, toutes les productions sont représentées en Lozère.

Et malgré ses contraintes, le métier d’éleveur reste une passion bien vivace dans le cœur des hommes et des femmes qui l'exercent. Le Conseil départemental,  partenaire actif de l'agriculture lozérienne, encourage la dynamique d'installation de jeunes agriculteurs en accompagnant des actions comme la mise en place d'un point info-installation, l'aide à la réalisation de Plans de Développement des Exploitations (PDE), le soutien financier aux études préalables à l'installation ou un suivi technico-économique pendant les trois premières années.

La viande, principale production

Parmi les différents domaines que couvre l’élevage extensif, la production de viande arrive en tête. Elle concerne les trois quarts de l’effectif départemental des bovins et place la Lozère, avec près de la moitié du cheptel régional, en tête du Languedoc-Roussillon.

Dans un département entièrement situé en zone de montagne, les animaux sont nourris presque exclusivement à l’herbe, pâtures en été, ensilage enrubannage de foin pour l’hiver. Parce qu’en montagne, les contraintes sont nombreuses, l’élevage lozérien a choisi de miser sur la qualité de ses productions, le lien au terroir pour se donner des atouts et surmonter les crises actuelles (comme le lait). Il est accompagné dans cette démarche par la Chambre d’agriculture et soutenu par le Conseil départemental.

Des filières identifiées

Depuis une quinzaine d’années, la mise en place de filières identifiées permet de valoriser les productions. Misant sur la traçabilité des animaux et un élevage de qualité élaboré dans le respect d’un cahier des charges, plusieurs démarches ont vu le jour tel que :
le Bœuf Fermier Aubrac, la génisse Fleur d’Aubrac, les agneaux de parcours, les agneaux Elovel ou la marque collective De Lozère pour laquelle le Conseil départemental est le premier partenaire financier.

Garantissant des produits nés, élevés et abattus en Lozère, les filières de qualité ont pignon sur rue auprès des bouchers du département et des sociétés de commerce de gros, dans tout le Languedoc-Roussillon et permettent aux viandes lozériennes de se distinguer, notamment, sur le marché parisien.