Le « Pavillon de la Lozère » prend forme au sein de l'éco-parc de Duyun

Lundi 20 juillet 2020

La Lozère bénéficie sur place d'un espace de 2 400 m², grâce à ses rapports privilégiés avec la Chine et à son jumelage avec le Guizhou. La Lozère sera ainsi la seule région étrangère présente avec Porto Rico lors de cette immense foire exposition qui devrait ouvrir ses portes en août prochain.

Les travaux ont été payés par la Province du Guizhou et le Département s'est assuré de la conception du projet. Il a missionné un maître d'oeuvre pour définir quels éléments typiques du territoire il fallait mettre en avant. Pour ce faire, le Conseil départemental bénéficie d'une subvention du Ministère des Affaires Étrangères qui couvre également les frais de déplacements vers Duyun.

Réparti  sur  trois  niveaux,  ce  « jardin de la Lozère » représentera donc  non  seulement  la  Lozère mais aussi toute la France auprès des milliers de visiteurs attendus pour cet événement. Autant de touristes potentiels que  le  Département  et  les  architectes du  cabinet  Navecth  ont  souhaité  séduire avec  un  projet  ambitieux,  construit  au plus près des attentes des Chinois.  « Je suis  allée  deux  fois  dans  le  Guizhou  en voyage  d'études,  je  sais  ce  que les Chinois apprécient en France  et  surtout  en  Lozère. Ils  aiment  les  grands  paysages  mais  ils ont  les  mêmes,  puissance  X,  ils  apprécient beaucoup  notre  architecture  et  notre patrimoine  bâti  »,  présente  Stéphanie Navecth, l'architecte en charge du projet.
«  Les  constructions  traditionnelles  en Chine sont en bois donc non pérennes, cela s'explique  en  partie  par  leur  histoire,  avec des  dynasties  qui  arrivaient  au  pouvoir  et faisaient  table  rase  de  ce  qui  existait.  Ils
sont très demandeurs de patrimoine culturel historique. Ce qui leur plaît en Lozère, c'est tout ce qui est bâtiment patrimonial, notamment les  châteaux  forts,  les  remparts,  les  tours et  plus  généralement  la  culture  médiévale. Ils  aiment  les  constructions  en  pierre  car cela  représente  une  autorité.  J'avais  cela en tête quand je suis partie sur ce projet
 ».
La commande, c'était avant tout un jardin entre  nature  sauvage  et  apprivoisée.  Sur la  partie  basse  du  site,  un  jardin  d'eau viendra donc sublimer le pavillon dont la toiture  sera  végétalisée  :  «  C'est  l'espace
des prairies sèches et des calades, celui des Causses,  avec  des  éléments  très  sauvages et  de  nombreuses  plantes  graminées.  La parcelle  de  la  Lozère  est  l'une  des  seules qui  sera  sur  un  terrain  en  pente.  J'ai  tout
de  suite  eu  l'image  des  bancels,  vraiment typiques  de  nos  paysages  et  de  l'agro-pastoralisme.  J'ai  ainsi  imaginé  un  projet avec  plusieurs  terrasses  sur  lesquelles on  pourrait  développer  différents  sujets, dont  une  architecture  qui  s'inspire  de l'architecture  féodale 
».  
 

L'espace  comprend  trois niveaux  :  un  premier  avec un  bâtiment  d'accueil moderne  ceinturé  par  des murs  en  pierre  sèche  et  à l'intérieur  duquel  se  trouve un mur d'images et de vidéos défilantes  sur  la  Lozère,  un
plan d'eau qui représente les douves  d'un  château  et  un ponton d'accès qui symbolise le  lien  entre  les  deux  cultures.  Des éléments typiques de la Lozère tels qu'un clocher  de  tourmente  ou  des  montjoies
viendront ponctuer le parcours. Plus haut, les visiteurs découvriront, « des terrasses cultivées composées de vignes, de vergers, et  de ruchers-tronc  »,  conclut  Stéphanie Navecth.  L'inauguration  du  site  aura  lieu
en août.