L’Aubrac

Ciselé par les glaciations du quaternaire, le rude plateau de l'Aubrac, aux landes grises et vertes, s'étend à l'ouest du département sur une bande de terre étroite. Épais entassement de nappes basaltiques, des formes particulières marquent son paysage, pitons ou murs de basalte, comme au Roc de Peyre ou à la Fare de Chirac, étendues prismatiques, comme au Pont des Nègres.

La région est célèbre pour la variété de sa flore : jonquilles, narcisses, genêts, myrtilles, gentianes...

Et si les prairies sont le domaine privilégié de la fière race "Aubrac", l'eau a partout droit de cité dans ce pays de lacs scintillants et de rivières.

L'Aubrac a donc donné son nom à une race bovine réputée pour la couleur de sa robe "terre mêlée de feu" et la qualité de sa viande.

Le loup y jouit en meute d'un espace de liberté surveillée qui lui permet de retrouver ses qualités sauvages, bien loin de l'image féroce de la Bête du Gévaudan...

Le saviez-vous ?

La vaste étendue de l'Aubrac est parsemée de petites constructions trapues. Souvent adossés à une butte et accompagnés de quelques arbres, les burons ou mazucs sont des maisons de l'estive. Ils étaient, à l'époque, occupés pendant les beaux jours par les hommes qui surveillaient les troupeaux et fabriquaient les fromages.
Aujourd'hui, quelques burons sont encore ouverts aux visiteurs et promeneurs qui souhaiteraient y déguster un aligot. On les trouve notamment sur la route qui mène de Nasbinals au col de Bonnecombe, où se fête encore traditionnellement la transhumance.

À télécharger

Couleurs Lozère magazine : "Flore d'Aubrac,
une récolte au peigne fin"
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