Le moustique-tigre sous surveillance en Lozère

Mercredi 13 juin 2018

Depuis 2004, l’aedes albopictus dit "moustique-tigre" s’implante progressivement en métropole et il est maintenant présent dans 42 départements. Il avait déjà été détecté en Lozère mais sa présence est considérée comme implantée dans 2 communes : le Collet de Dèze et Saint-Etienne Vallée Française, depuis 2017.

 

Durant l’été 2017, la Lozère a été en zone de surveillance sur le développement du moustique-tigre suite à des signalements réalisés par la population et confirmés par le corps médical. Aussi, ont été installés sur la zone Sud de la Lozère (Florac, le Collet de Dèze et St Étienne-Vallée Française) une dizaine de pièges à moustique-tigre avec un suivi régulier, tous les 15 jours environ, réalisé par l’opérateur désigné par l’État, à savoir l’ElD Méditerranée.

Les derniers relevés de ces pièges ont eu lieu fin octobre et mi-novembre et les résultats se sont avérés positifs. Par conséquent, la Lozère est donc passée au niveau 1 du plan. Elle est dorénavant classée à risque vis-à-vis du moustique-tigre et est concernée par le plan de lutte contre cette espèce. Pour détailler le plan de surveillance renforcé qui vient d’être mis en place, la préfète Christine   WILS-MOREL et Robert AIGOIN, élu délégué à l'agriculture au Conseil départemental de la Lozère et Conseiller départemental du Collet de Dèze animaient une conférence de presse commune sur le sujet ce mercredi 13 juin, en présence de l’ARS Occitanie.

Il faut savoir que dès qu’un territoire est déclaré «colonisé» par le moustique tigre, le Département est chargé juridiquement et financièrement des actions de lutte contre ce moustique. Le Département peut procéder à ces opérations soit en régie, soit en faisant appel à un opérateur public de démoustication (OPD) tel que l’EID Méditerranée pour notre région.

Aussi, le Conseil Départemental de la Lozère lors de sa Commission Permanente d’avril 2018 a délibéré sur ce sujet pour confier ces actions de lutte à un opérateur compétent à savoir l’Entente Interdépartementale Méditerrannée (montant alloué à 24 650€ pour l’année 2018).  

Une convention avec l'EID

L’EID Méditerranée intervient déjà à ce jour, en matière de lutte anti-vectorielle, pour un certain nombre de Départements : les membres de l’EID (P-O, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Var), ainsi que les Alpes Maritimes, les Alpes de Haute Provence, le Vaucluse, le Tarn, le Gers, la Haute-Garonne, les Pyrénées Atlantiques et la Dordogne.

Cette collaboration triannuelle entre le Département et la structure comprend :
-  la réalisation éventuelle d’opérations de démoustication visant à éviter la dissémination de l’espèce ;
- la réalisation d’opérations de démoustication autour de cas suspects ou confirmés d’arboviroses, afin de prévenir une circulation locale de ces agents pathogènes ;
- la surveillance de sites particuliers qui seraient précisés dans l’arrété préfectoral ;
- le suivi entomologique du moustique « Aedes albopictus »;
- la réalisation du programme de lutte contre le vecteur Aedes albopictus en dehors des limites administratives des plateformes soumises au règlement sanitaire international (RSl 2005) et lorsque le périmètre le nécessite ;
- les actions de sensibilisation et de communication.

Les autorités sanitaires suivent avec attention l’extension de l’implantation du moustique-tigre. L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s’agit d’une action citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place. Si vous pensez avoir observé un moustique-tigre près de chez vous, vous pouvez le signaler sur la plateforme  www.signalement-moustique.fr

 

 

 

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