Le chemin de Saint-Guilhem, dans les pas de l’Histoire!

Jusque dans les années 1960, les troupeaux transhumaient de l’arrière-pays montpelliérain jusqu’au plateau de l’Aubrac par la « draille de l’Aubrac ». C’est cet itinéraire qu’emprunte le chemin de Saint-Guilhem, partant d'Aubrac pour gagner le lieu dédié à saint Guillaume d’Orange. Entretemps, on aura marché 300 km et traversé quatre départements : Lozère, Aveyron, Gard et Hérault, 27 communes dont 17 lozériennes. Des plateaux granitiques aux prairies d’altitude, le randonneur s’engage dans les Gorges du Tarn, sur le causse calcaire du Méjean, monte le massif de l’Aigoual avant de franchir le cirque de Navacelles. À partir d’Aumont-Aubrac et jusqu'à St-Guilhem-le-
Désert, l’association Le chemin de Saint-Guilhem propose deux itinéraires et des hébergements le long de la voie ou à proximité. Il est prudent de réserver à l’avance.

 

Depuis le chemin de Saint-Guilhem, plus d’un millénaire vous contemple… Pèlerinage pour les uns, escapade sportive pour les autres, ce sentier de grande randonnée vient chaîner les hautes terres d'Aubrac aux garrigues languedociennes, sur plus de 240 km.

Quatre  départements  traversés, 27 communes à découvrir et plus de 240 km de causses pentus ou de  vastes plaines ponctuées de vallées et de gorges… Oui, en apparence, le chemin de Saint-Guilhem s'apparente à un morceau de bravoure, que l'on soit un randonneur  amateur  ou  aguerri.  Pourtant,  cet  itinéraire  ne  présente  pas  de difficulté. Mieux : il recèle un patrimoine ainsi qu’une nature hors du commun. Ce  sentier est millénaire :  il  s'agit  au départ  d'une  antique  voie  de  transhumance, connue sous le nom de «  grande draille d’Aubrac ».

Dès le Moyen Âge, les voyageurs  l'empruntent.  Voie  de  commerce, le chemin donnait accès aux foires de Meyrueis et du Vigan, dont on trouve des traces dès 1020. Plus tard, épidémies, guerres de Cent Ans ou de Religion vont laisser la route en désuétude. Jusqu'aux années 1960, seuls les troupeaux l'emprunteront.

Engouement pour la marche et les activités de plein air, redécouverte du patrimoine…
Aujourd’hui,  la  voie  connaît un regain d’intérêt. Une nouvelle vie portée et mise en lumière par l’association des Amis du chemin de Saint-Guilhem. Fondée en 2009, la structure fait tout pour promouvoir le chemin : «  Nous éditons une brochure ainsi qu’un carnet de route. Nous actualisons notre portail en ligne et organisons divers événements et rendez-vous autour de la vie du sentier, détaille Pierre Muller, président de l’association. Cette marche rupestre, dont la plus grande partie se tient en Lozère, connaît un succès grandissant. Entre roches rudes et eau pure, les passionnés de flore peuvent y observer le fameux thé d’Aubrac, tandis que les mordus de zoologie auront peut-être la chance d’apercevoir des mouflons ou peut-être un aigle royal.»

 

BIEN CHOISIR SON AGENCE, PUIS SES CHAUSSURES !

« Le tracé de Saint-Guilhem, avec ses plus de 240 km de sentier, s'exécute en une douzaine de jours, explique Pierre Muller. Afin de concilier ce parcours avec la disponibilité des randonneurs, des tronçons de quatre et cinq jours sont aussi envisageables. »
Hébergement, accès, guide…Une dizaine d’agences proposent des randonnées : « Si la sélection de la structure est importante, le choix de vos chaussures l’est tout autant, insiste notre randonneur. Pensez à une paire de bâtons de marche de qualité et surtout à des chaussures qui permettent de réaliser de longues distances, sur plusieurs jours, sans oublier les chaussettes adaptées ! »

 

Cet article est extrait de Couleurs Lozère magazine